Les Plans du Pélican



Recherche-création en humanités environnementales
                         /
Research-creation in Environmental Humanities

                     ~~~

Qui nous sommes
/ Who we are

    Jeremie Brugidou
    Filmmaker
    Writer
    Ph.D. in Arts 

    Fabien Clouette
    Filmmaker
    Writer
    Ph.D in Sociology

                    ~~~
 
Recherche-création

    Research / Recherche

    Bioluminescence

    Océan

                     ~~~

lesplansdupelican@gmail.com
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PROJETS

POACHER’S MOON




PITCH
FR
La “lune des braconniers” (“Poachers’ Moon” en anglais) est le nom donné à la période de pleine lune dans le bush sud-africain. C’est pendant ces quelques jours autour de la pleine lune que le bush est le mieux éclairé la nuit : période d’intensité prédative, mais aussi de braconnage et donc de surveillance dans les parcs de conservation. Dans ce lm, nous entrons et sortons de la nuit pour explorer les relations nouées entre humains et animaux en Afrique australe aujourd’hui a n de questionner les réalités recouvertes par l’impératif de conservation et de gestion de la faune sauvage.

ENG
“Poachers’ Moon” is the name given to the full moon period in the South African bush. It is during these few days around the full moon that the bush is best lit at night: a peri- od of predatory intensity, but also of poaching and therefore of surveillance in the con- servation parks. In this lm, we go in and out of the night to explore the relationships between humans and animals in southern Africa today in order to question the realities covered by the imperative of conservation and wildlife management.

Festival International Jean Rouch 2022

Un film de Jeremie Brugidou et David Jaclin
Assistance réalisation : Laura Shine
Produit par HumAnimaLab, Les Plans du Pélican et les Volcans
Avec le soutien du CNAP Image/Mouvement et du CNC aide au développement renforcé
Production David Jaclin Jeremie Brugidou Corinne Castel
Image : Jeremie Brugidou
Son : Jules Valeur
Assistés de : Mylène Mongeon, Nicolas Rutherford
Montage : Félix Rehm
Montage son et mix : Romain Ozanne
Étalonnage : Marie Gascoin



DESCRIPTION

FR
Afrique australe. Derniers espaces sauvages de notre planète. Imaginaire des grandes étendues ocre et de ces mammifères emblématiques qui les peuplent. Savane ouverte et corps en mouvement. Proies, prédateurs et chasses épiques.
Vastes plaines donc, parsemées de buissons (le bush, en anglais). Bush où se cacher, où planquer, où écouter et sentir sans être vu. Dans ce bush et ce jeu de lumière et de pouvoirs, est-ce que les animaux rêvent (encore) ? Et si oui, est-ce alors une affaire de cinéma ? Est-ce que leurs rêves sont pris dans ceux d’un autre (chasseur, fermier, écologiste, cinéaste) ?
Nous avons l’habitude aujourd’hui de considérer l’animal comme étant toujours en “voie de disparition”. Nous sommes peu amenés à penser qu’elles pourraient être ses voies d’apparitions. Nous sommes entourés de figurations animales et de spectacularisations de leur présence/absence (zoos), mais savons nous observer leurs regards ? leur écoute ? leur sensibilité ? Bref leur manière de s’apparaître à eux-mêmes ? Filmer les animaux la nuit, sans éclairage autre que la lune est déjà une première étape vers d’autres possibilités figuratives : cela permet aussi de les voir et de les entendre dans des conditions qu’ils maîtrisent mieux que nous, mais surtout de les voir et de les entendre nous voir et nous entendre. C’est aussi le montage qui leur donnera une existence non illustrative, une forme d’autonomie narrative : souvent ballotté de dispositif humain en dispositif humain, ce film est attentif à ne pas les instrumentaliser de nouveau. Les animaux ont aussi leur place entre les mailles des filets humains, entre les séquences, ils circulent, et nous observent, offrant ainsi certaines perspectives au-delà de l’humain, et assurent les transitions entre les lieux et les thèmes, comme pour manifester leur omniprésence muette derrière tous ces discours qu’on nous sert.
Film d’animaux vivants, mais dépendants et enfermés, film d’animaux morts qui, eux, ont moins de mal à circuler. Mais film surtout d’un apprentissage auprès de ceux – humains, animaux, plantes et fantômes – qui habitent malgré tout ce qu’il reste de « bush ». Film cosmique qui prend le pouls des jours et des nuits, des arbres et des clôtures électriques, qui observe l’écoute des animaux et tâche d’écouter leurs regards. Un film donc, qui se demande ce qu’être pris dans le rêve d’un autre signifie. Contre la capture, c’est pour autant un film qui capte, c’est-à-dire un film qui captive sans vouloir garder captif, tous les petits événements qui apparaissent malgré tout dans ces environnements « gestionnés », quadrillés, scénarisés. Un film qui soigne l’apparition.


ENG
Southern Africa. Last wild spaces of our planet. Imaginary of the great ochre expanses and the emblematic mammals that populate them. Open savannah and bodies in movement. Prey, predators and epic hunts. Vast plains then, dotted with bushes. Bush where to hide, where to wait, where to listen and feel without being seen. In this bush and this game of light and power, do the animals dream (again)? And if so, is it then a matter of cinema? Are their dreams caught in those of another (hunter, farmer, ecologist, filmmaker)?
Today we are used to considering the animal as always being "in the process of dissapearing". We are seldom led to think what could be their ways of appearing. We are surrounded by animal figurations and spectacularizations of their presence/absence (zoos), but do we know how to observe their looks? their listening? their sensitivity? In short, their way of appearing to themselves? Filming animals at night, with no other lighting than the moon, is already a first step towards other figurative possibilities: it also allows us to see and hear them in conditions that they master better than we do, but above all to see and hear them see and hear us. It is also the editing that will give them a non-illustrative existence, a form of narrative autonomy: often shuffled from human device to human device, this film is careful not to instrumentalize them again. The animals also have their place between the meshes of the human nets: between the sequences, they circulate, and observe us, thus offering certain perspectives beyond the human, and assure the transitions between the places and the themes of the film, as to manifest their mute omnipresence behind all these speeches that one serves us.
A film of living animals, but dependent and fenced in; a film of dead animals that have less difficulty in circulating. But above all, it is a film about learning from those - humans, animals, plants and ghosts - who inhabit what remains of the "bush" despite everything. A cosmic film that takes the pulse of days and nights, of trees and electric fences, that observes the listening of the animals and tries to listen to their looks. A film, then, that asks itself what it means to be caught in the dream of another. Against the capture, it is for all that a film that captures, that is to say a film that captivates without wanting to keep captive, all the small events that appear despite everything in these "managed", squared, scripted environments. A film that takes care of that which is in the process of appearing.


FILM